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DIDEROT ET LE THERMALISME, SUR LE VOYAGE A LANGRES ET A BOURBONNE

Jean LECOMTE
Membre de l’Académie Royale de Belgique
Membre de l’Académie Royale de Médecine de Belgique

Résumé

Lors d’un voyage à Bourbonne-les-Bains, en 1770, Diderot analyse avec un esprit remarquablement objectif, ce que sont les eaux thermales de la Cité et ce que la thérapeutique peut en attendre. Se dégage de ses constatations une vision toute moderne du thermalisme où la composition et la température des eaux s’associent nécessairement à des facteurs psychologiques de dépaysement et de relaxation. On retrouve ainsi les thèmes chers à Diderot, notamment une conception moniste de la maladie.

Samenvatting

Diderot bezoekte Bourbonne-les-Bains in 1770. Hij had dus de gelegenheid om de natuur van de warme minerale waters van de stad te studeren. De bemerkingen van Diderot over hun therapeutische activiteiten zijn volledig modern. Hij conclueerde aan een psychosomatische invloed van de thermalisme, met een overzicht op de monische aspekten van de pathologie.

Abstract

Diderot in 1770, when travelling to Bourbonne-les-Bains, a small town near Langres famous for its hot mineral waters, analyses the composition of these waters and their therapeutic activities. Diderot’s constatations are fully modern as they ascribe some good therapeutics results to the properties of the water constituants as well as to psychological factors. So a monist conception of human nature and pathology are evident.

En août 1770, Diderot (1713-1784) quitte Paris pour gagner Langres, où il doit régler quelques affaires de famille. Il en profite pour séjourner à Bourbonne, distante de Langres d’une quarantaine de kilomètres, où prennent les eaux deux de ses amies : Madame de Meaux et Madame de Prunevaux. Ce séjour sera pour Diderot l’occasion de rédiger un court récit : Voyage à Langres et à Bourbonne, généralement considéré comme une œuvre mineure.

Diderot y rapporte, en les mélangeant, les méditations que lui inspirent les souvenirs de sa jeunesse et la figure de son père, ainsi que les observations qu’il a pris soin de noter sur la ville, les eaux et les cures de Bourbonne. Ce sont ces dernières que nous souhaitons analyser en les confrontant avec nos conceptions actuelles en matière de thermalisme médical.

Méthode de travail

Du texte original du Voyage, nous avons retiré ce qui concerne uniquement le séjour à Bourbonne. Nous avons obtenu ainsi une série de paragraphes, primitivement séparés, mais que nous avons regroupés en suivant l’ordre qui est celui du prospectus édité aujourd’hui par le syndicat d’initiative de Bourbonne, désormais Bourbonne-les-Bains (Haute-Marne).

Ce regroupement s’organise de la manière suivante : la ville et le pays de Bourbonne ; les eaux ; les cures ; les indications ; le séjour ; quelques réflexions sur la médecine thermale, en général. Cet ensemble, entièrement de la main de Diderot, possède - à nos yeux -l’avantage d’offrir une vue plus cohérente de sa pensée en matière de thermalisme.

Bourbonne, vue par Diderot

[1A la fin du livre se trouvent : un tableau chronologique des principaux épisodes de la vie de Darwin ; une chronologie du voyage sur le Beagle, une carte avec le tracé des expéditions terrestres de Darwin, l’arbre généalogique des familles Darwin, depuis Erasmus, et Wedgwood, depuis Josiah, ainsi qu’une bibliographie comprenant les œuvres de Darwin, des biographies et des études sur l’évolution en général.

[2Il faut citer une préface de 40 pages de J. Riera, qui se place dans le contexte du concept d’évolution et en retrace l’histoire. On y trouve également quelques indications sur D. Papp et sur ce livre.

[3L’année 1982 a vu la célébration du centenaire de la mort de Darwin ; il n’est pas inutile de souligner que l’ouvrage a paru en 1983.



















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