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Les défauts en étaient nombreux et bien connus : la disposition mécanique entraînait des difficultés de manipulation et la position
de l’objectif, par rapport au condensateur, occasionnait un manque de
netteté dans l’image agrandie, surtout sur les bords.

Fig. 2 - L’appareil dyalitique de Van Monckhoven, gravure sur bois.

Plusieurs autres chercheurs tentèrent d’apporter des modifications, parmi lesquels Liébert croyait que le manque de netteté provenait de la vibration du sol et qui fit un appareil dirigé tout entier sur le
soleil. Ceci faisait dire à Van Monckhoven, qui ne manquait pas d’esprit
(Van Monckhoven, 1889) : Le cliché et l’image agrandie, étant reliés
ensemble, le vent ou les vibrations du sol n’exerceraient aucun effet. Pour
que cela fût vrai, il faudrait que le soleil lui-même fût relié à l’appareil
, ...

Van Monckhoven ne se limita pas à exposer les défauts des
appareils existants, mais construisit lui-même un agrandisseur qui y
remédiait, breveté en 1863. Il proposait déjà en juillet de la même année
des démonstrations de son appareil dyalitique (fig. 2).

A la suite d’une de ces présentations, Charles Waldack écrivit
(Waldack, 1863) : ... l’ingénieuse disposition et l’extrême simplicité de
l’appareil seront [...] appréciées par tous les photographes de profession.

L’année suivante, Van Monckhoven donna une description
précise de son agrandisseur et en cita les avantages (Van Monckhoven,
1864) : Cette nouvelle chambre solaire diffère de celles employées jusqu’à
présent par un nouveau mode d’éclairage du cliché photographique à
agrandir, qui a lieu, non plus par un condensateur unique, mais par un système de deux lentilles, l’une bi-convexe, l’autre convexo-concave. L’aberration sphérique du système est ainsi entièrement détruite. Ceci a pour
résultat : 1° Qu’on peut se servir d’un système éclairant tellement puissant,
qu’un agrandissement sur papier albuminé ordinaire d’un format de 55 centimètres sur 47, au lieu de nécessiter deux heures, ne nécessite plus que
10 minutes et encore moins. 2° Que la netteté de l’image agrandie, jadis
limitée au centre de l’épreuve, est maintenant étendue jusqu’à ses bords.

Son prix de 2.000 francs, considérable à l’époque, n’empêchait pas un grand nombre d’ateliers européens importants d’utiliser ce
matériel [9].

La supériorité de l’agrandisseur de Van Monckhoven fut
notamment reconnue par la Société photographique de Marseille, qui
avait ouvert un concours pour les agrandissements, et qui lui décerna à
l’unanimité la médaille d’or pour ses agrandissements de portraits, et la
médaille d’argent pour ses vues agrandies (Vidal, 1865). Il se vit également octroyer une médaille de bronze à l’Exposition Universelle de Paris,
en 1867, malgré le fait qu’il n’y présentait qu’un seul appareil incomplet
et peu ou pas d’épreuves fournies par ce dernier (De Vylder, 1868).

[1 Steekkar uit Grimbergen (Museum voor de Oudere Technieken, inv. nr V. 80.18).

[2 Karretje uit Meise. Gebouwd om een lichte elektrische motor te verplaatsen voor een
beerpomp, een koekenbreker, e.d. (Museum voor de Oudere Technieken inv. nr. B. 81.3).
Zo’n motor werd ook vaak op een draagberrie bevestigd. Zie b.v. het eksemplaar van het
Museum voor de Oudere Technieken (inv. nr. V. 81.11).

[3 Benoit, 1863 : 2.869 merkt op « un ouvrier peut sans fatigue travailler sa pleine journée
à des transports faits à l’aide de cet engin ».

[4 Malouin, 1767. Ook de benamingen van de steekkar wijzen op een jonge ouderdom. In
vele talen heeft men zeer laat een bestaande term, die een ander voertuig aanduidde,
overgenomen. Merkwaardig is dat het Franse woord « brouette » dat oorspronkelijk naar
twee wielen zou verwijzen, maar in feite voor de kruiwagen, met één wiel dus, gebruikt
werd, tot in de 19de eeuw de naam van de steekkar was, en dus opnieuw een voertuig
met twee wielen aanduidde.

[5 Het eksemplaar dat door dezelfde auteur getekend werd op p. 1090, heb ik niet gezien,
maar men mag zich afvragen of het hier wel om een steekkar gaat. Het zou ook een karretje kunnen zijn, dat, al wordt het vertikaal gehouden om er de zak gemakkelijk op te krijgen, horizontaal verreden werd.

[6 In de catalogus van H. & G. Rose is er sprake van een gewone steekkar met wielen van
gietijzer, en van een « brouette (= steekkar) silencieuse ..., roues en caoutchouc ». Laatstgenoemde hebben als voordeel « de ne pas écraser les grains, de ne pas abîmer les parquets et de ne pas faire de bruit ».

[7 De oudste sporen van het bestaan van de snijpasser b.v. dateerden van de 18de eeuw.
Dankzij één miniatuur werd bewezen dat het werktuig reeds in de 16de eeuw bekend was.
(David 1980).

[8 A cette époque, la plupart des chercheurs de renom dans le domaine de la photographie
étaient principalement orientés vers les problèmes que posait la reproduction de l’image
par des procédés photomécaniques, comme l’héliogravure, la photolithographie et la
phototypie. Il est donc assez étonnant de constater le manque d’intérêt de Van Monckhoven à cet égard. Pour la 7e édition de son « Traité », il alla jusqu’à solliciter la collaboration du français Léon Vidal pour la rédaction de ce chapitre particulier.

[9 Ce prix fut porté plus tard à 3.000 francs, selon le catalogue publié à Gand en juin 1880.

[10 Selon toute vraisemblance, l’épouse de Van Monckhoven avait un lien de parenté avec
D. Tackels, également fabricant de plaques et papiers photographiques, établi à Gand. Il
est toutefois certain qu’après le décès de Van Monckhoven, son épouse continua avec
succès la gestion de la firme (Roosens, 1974).

[11 Il pourrait s’agir d’un second mariage, car certains indices nous font croire à l’existence
de deux enfants, un fils et une fille, lorsque Van Monckhoven était établi à Vienne

[12 Dans son catalogue, en date de juin 1880, la maison Van Monckhoven proposait aux photographes son émulsion sèche en paquets de 100 grammes au prix de 32 Frs. et également des plaques sèches prêtes à l’emploi à des prix variant de 4 à 60 Frs. la douzaine,
selon dimensions.



















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