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CREDIT COMMUNAL DE BELGIQUE (1981)

L’industrie en Belgique - Deux siècles d’évolution : 1780-1980.
Crédit Communal de Belgique, Société Nationale de Crédit à l’Industrie, Bruxelles, 322 p., ill.

Le Crédit Communal de Belgique et la Société Nationale de Crédit à
l’Industrie ont organisé cette année à Bruxelles une exposition très intéressante.
L’ouvrage que nous présentons a été réalisé à cette occasion par le Bureau des
Publications du Crédit Communal qui a rassemblé quelques-uns de nos plus
éminents spécialistes.

Le volume n’est pas uniquement le catalogue des pièces exposées
puisqu’il comporte des études retraçant le panorama de deux siècles d’histoire
industrielle belge.

On n’y trouvera pas le tableau des grandes entreprises actuelles avec
leur historique et encore moins l’évocation de grandes figures telles que John
Cockerill ou Ernest Solvay ...

L’histoire de l’industrie suppose trois approches : l’histoire des techniques, l’histoire économique, l’histoire sociale. Nous constatons que c’est l’histoire sociale qui a le plus retenu l’attention des auteurs. Citons Monsieur Van Der
Wee : Les préoccupations actuelles de la recherche démontrent clairement que les
études en cours ne poursuivent pas un but purement anecdotique ou descriptif du processus de l’industrialisation en Belgique, mais qu’elles sont fondamentalement axées
sur les questions actuelles et les problèmes de portée sociale)
.

Outre le catalogue, l’ouvrage est divisé en quatre parties. La première
présente l’éclosion de la Révolution industrielle ; la deuxième, de 1848 à 1913,
voit l’épanouissement de l’âge industriel ; la troisième, de 1913 à 1947, décrit la
période au cours de laquelle le mouvement industriel a subi les effets des deux
guerres et de la crise de 1929 ; la dernière enfin, de 1948 à nos jours, distingue
en fait deux périodes : de la reconstruction à l’Exposition Universelle (1958) et
des années soixante à la crise de l’énergie.

Parmi les études rassemblées, signalons celle de Mademoiselle Bruwier qui aborde la notion de « protoindustrialisation ». S’il nous semble très intéressant de rechercher les antécédents de la Révolution industrielle et de les faire
remonter jusqu’au XVIe siècle et même jusqu’au Moyen Age, il ne faut cependant
pas minimiser le caractère exceptionnel de cette révolution. La protoindustrialisation préfigure la Révolution industrielle, elle ne l’explique pas.

Si ces différentes études ont abordé, parfois longuement, divers
aspects de la Révolution industrielle, il est étonnant que l’importance de la Révolution informatique n’ait guère été perçue. C’est à peine si l’apparition de l’ordinateur (1948) a été soulignée. Au lieu de mesurer toute l’ampleur de cette
deuxième révolution, celle-ci n’a été envisagée que sous l’angle social, c’est-à-
dire comme responsable de perte d’emplois. Il nous semble que c’est une vue
singulièrement étroite des choses ...

La réalisation matérielle est impeccable. Il convient de souligner l’abondante iconographie. Des tableaux, des cartes et des graphiques, notamment
ceux établis par Monsieur Gadisseur, regroupant des données statistiques précieuses, facilitent l’approche du sujet. La présentation des documents photographiques - tant en couleurs qu’en noir et blanc - a été particulièrement soignée
et sera certainement appréciée par les fervents de l’archéologie industrielle.
Parmi ces documents, signalons de nombreuses affiches mettant l’accent sur les
problèmes sociaux de l’époque. Enfin, quelques indications bibliographiques à
la fin de chaque chapitre sont fort utiles.

M. Dauven

[1 Ook stravelje, strevalje, enz. (Ghijsen, 1968). De ontlening aan het Frans travail, dat nu nog de
hoefstal aanduidt, is niet jong. Het woord komt reeds voor in het Brugse Livre des métiers van
ca. 1340 : ende zegh den smet dat hi legghe / den perde de brake / eer hij ’tsteke / in de travaille
(Gessler, 1931).

[2 De hoefstal, afkomstig van I. Vermeren, « de smid van Lint » (Grimbergen), staat voorlopig
naast de Tommenmolen.

[3 Radcliff, 1819, plaat 5 en p. 218 : should the horse be extremely vicious indeed, he can be raised
from the ground in a minute, by means of a cradle-sling of strong girth web, hooked to the upper
side-rails, which, with a slight hand-spike, are turned in the blocks that support them (the extremities of the sling thereby coiling round them), till the horse is elevated to the proper height, and
rendered wholly powerless
.

[4 Oxford, Bodl. ms. 264, f° 107 en 124v°. Uitgegeven door M. R. James, The Romance of Alexander, Oxford, 1933.

[5 Parijs, B. N., ms. fr. 12.330 f° 214v°.

[6 Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers ... mis en ordre et publié par D. Diderot Parijs, 1740-80, s.v. maréchal-ferrant. De verklaring luidt als volgt : 1) Anneau
servant à passer une corde lorsque l’on donne des breuvages aux chevaux. 2) Levier servant à
tourner la barre pour monter les soupentes. 3) Soupentes. 4) Doubles soupentes servant de poitrail
et de reculement pour maintenir le cheval dans le travail. 5) Soupentes servant de même. 6) Barres
de fer appelées main de travail, servant à lever les piés de derrière des chevaux, soit pour les ferrer
ou opérer. 7) Main de devant servant à lever les piés de devant, soit pour les ferrer ou pour les opérer. 8) Coussinet placé en-dedans du travail, de peur que les chevaux ne s’estropient. 9) Anneau
donnant attache aux plates-longes avec lesquelles on lève les pieds des chevaux. Wellicht staat
stuk 1 aan de verkeerde zijde. Het ziet er immers handiger uit het aan de voorkant te bevestigen. Of was het de gewoonte het paard langs beide zijden binnen te laten, zoals de Garsault
(op. cit.) het schrijft : doordat de gaten van dezelfde grootte waren, konden de pennen van de
losse stukken zowel voor- als achteraan in de stijlen gestoken worden.

[7 Domaniaal rentenboek van het land van Dendermonde, ca. 1350, aangehaald door Lindemans
(1952).

[8 Vriendelijk meegedeeld door de heer J. Creasey, bibliothecaris van het Museum of English Rural Life te Reading, die de hoefstal als « betrekkelijk ongewoon » beschouwt. In hun A handbook of horsesshoeing (Edinburgh, 1898) beschrijven J. N. O. A. W. Dollar en A. Wheatley een hoefstal voor runderen. Ze steunen evenwel veel op buitenlandse boeken, zodat hun werk niet als argument aangevoerd kan worden. Ik dank de heer E. Scourfield, conservator van het Welsh Folk
Museum te Cardiff, die me de verwijzing van het boek en fotocopieën bezorgde.



















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