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Tout ce qui a ruiné les vestiges des chemins de fer menace aussi Moulins. La fondation Roi Baudouin propose des mécénats, des mesures d’allègements fiscaux pour aider et inciter les propriétaires à entretenir à temps leur patrimoine (qui serait peut-être du même coup le nôtre ?), mais le morceau principal, celui de l’Etat, de ses pouvoirs subordonnés, provinciaux, communaux, succédanés, paraétatiques et parastataux ... demeure livré à l’arbitraire inqualifiable, voire à l’hostilité intentionnelle.

Le problème cessera d’ailleurs bientôt d’être posé, le combat allant cesser, faute de combattants.

Un cas industriel comme Moulins relève davantage des pouvoirs publics conscients sainement de leur mission.
Que pourraient des propriétaires, a fortiori des occupants, pour assumer l’entretien et la conservation de ce capital ?
Les machines se dégradent et pourraient être avantageusement cédées à des collections étrangères, là où il existe de riches mécènes ; les halls vidés pourraient abriter, l’hiver, les caravanes des campeurs voisins, en attendant l’écroulement progressif des toits et des cheminées tandis que la mousse, la rouille, le temps se chargeront - beaucoup plus vite qu’on ne résoudra nos problèmes économiques- de « liquider » l’actif solide demeurant.

Il faudra renoncer à l’entretien du canal, au raccordement ferré, à entreposer les vestiges de l’industrie du cuivre et les collections et objets qui auraient trouvé là leur situation idéale.

Pendant ce temps, combien coûtent les hébergements d’assemblées (de quoi ?) dans des hôtels inadéquats, non loin de là ... pour qui, pour quoi, aux frais de qui ?

Références

A. Dagant, 1979. - La transmission du patrimoine archéologique industriel en Belgique. Technologia 2 (2) : 35-9.

A. Janssens de Bisthoven et al., 1981. - Livre blanc du patrimoine culturel immobilier. Fondation Roi Baudouin, 170 p., ill.



















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