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Le Moyen Age

Au début du XIIème siècle, Fulgence, abbé d’Affligem, fonde à côté de l’église paroissiale de Forest, l’abbaye des Bénédictines. C’est là, peut-on
dire, que l’on trouve trace à Bruxelles de la première distribution d’eau organisée : celle-ci, en effet, était captée au pied du côteau des Sept
Bonniers et acheminée en pente douce vers le monastère où elle était répartie dans chaque dépendance par l’intermédiaire de branchements :
ceux-ci étaient soigneusement repérés au moyen de poteaux, de pierres marquées d’un signe ou de croix gravées dans les murs. L’entretien de
ce réseau était confié à des surveillants des eaux (waterlieden) sous la direction d’un maître fontainier (fontynmeester).

Au XIIIème siècle, pour faire face à une demande accrue de la part d’une population industrieuse en pleine expansion, on assiste à la
prolifération des fontaines et des abreuvoirs. Pour satisfaire le goût de luxe et d’esthétique naissant des Bruxellois, certaines de ces réalisations
sont résolument originales et décoratives ; citons la fontaine St-Jacques (rue de Ruysbroeck), la Martsborre (rue Busselenberg), la fontaine
Supérieure (Pypenzype, Anderlecht), la fontaine d’Amour (Rinneborre-fontaine limpide) ... Le Monastère de la Chambre Notre-Dame (Abbaye de
la Cambre) s’approvisionne en eau en poussant des drains en direction de la Forêt de Soignes.

Au XIVème siècle, à côté d’une série de fontaines importantes, du Marché (Grand-Place), de la Halle ou fontaine Bleue (Marché au Charbon),
St-Guidon (au nord du Béguinage), on crée une série de mares d’eau non potable dans le but d’économiser l’eau alimentaire (elles sont soit
creusées à même le sol, soit maçonnées avec parapet et escalier d’accès et alimentées par les eaux de pluie, de source ou de la nappe
souterraine) : le Coudenberg (réservé aux chevaux de la Cour), le Sablon (Zavelpoel), du Vieux Marché au Bétail (Place de Louvain), des Cygnes (Zwaenepoel) ...
1382 constitue une date importante pour la distribution d’eau à Bruxelles : en effet, pour la première fois, apparaît, dans les actes officiels, le nom
du Moulin du Hoey-Vyver à St-Josse-ten-Noode qui, deux cents ans plus tard, deviendra après transformation la Machine Hydraulique. Ce
moulin était établi au bord d’un étang de 7 ha dont il ne reste aujourd’hui que la pièce d’eau du Square Marie-Louise : il utilisait la chute d’eau
entre deux étangs successifs à l’emplacement actuel du carrefour de la rue de Spa et de la rue de la Pacification.

Au Moyen Age, et encore à la Renaissance, rien n’est donc fait en matière de grands travaux, si ce n’est peut-être la création de bains publics
ou étuves - par exemple celui de la Chapelle près des rues du même nom.



















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