L’art de guérir par les plantes au Moyen-Âge et à la Renaissance

Laurier

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Adam Lonicer, Naturalis historiae opus novum, 1551, p.82, © KBR, VH 6.700 C

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Nom latin :

Laurus nobilis

Famille :

Lauracées

Parties utilisées :

Toute la plante. A ne pas confondre avec le laurier-rose, toxique !

Histoire :

Originaire d’Asie Mineure, le laurier est naturalisé dans nos régions. Dans l’Antiquité, cet arbre célèbre est consacré à Apollon et symbolise la victoire (couronnes de laurier) – il est de ce fait à l’origine du mot « lauréat » (laureatus, orné de laurier) et du nom Laurent.
Son nom grec est à l’origine du prénom Daphné. Le laurier est aussi symbole de paix.

Dans l’Antiquité, il orne les palais des empereurs romains et on lui reconnaît déjà une série de vertus médicales. L’huile de ses baies est particulièrement réputée, notamment contre les piqûres d’insectes.

Au Moyen-Âge et à la Renaissance, on recommande le laurier pour purger l’estomac, contre les maux de tête et de dos, les fièvres et la goutte, pour les poumons, la vue et le cœur.
Des bains ou des emplâtres de feuilles de laurier servent en cas de problème de conception ou de douleurs du bas-ventre. Avec des roses, on l’utilise en fumigation et décoction contre le rhume (pour le même usage, on met également ses baies en sachet, appliqué chaud sur la tête). La poudre de baies dans du miel serait utile contre l’acné.
On recommande aussi les baies avec du vin contre les venins et poisons (notamment les piqûres de scorpion) ; avec du miel ou du sirop, on les lèche pour pallier les difficultés de respiration ; le vin ou le jus guérissent les oreilles ; l’huile guérit les douleurs des membres, les « convulsions de nerfs », les meurtrissures et contusions. L’écorce de racine est diurétique et guérirait la gravelle – entre autres.

Au XXe siècle, les feuilles et baies sont reconnues comme carminatives, catarrhales, vomitives, diurétiques, sudorifiques, antispasmodiques et emménagogues  .

Culture :

Fleurit en mars et avril.

Recettes :

« Beurre » (ou huile) de laurier
Préparation : Concasser des baies de laurier séchées, les faire bouillir longtemps dans de l’eau de source. Filtrer quand l’eau est encore tiède. L’huile surnage et se fige. On la fait sécher, puis on la mélange avec de la cire ou du saindoux. On la met au bain-marie pour obtenir une pommade.
Utilisation : Contre les foulures, les douleurs rhumatismales, etc.

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